Trois fonctions pour structurer une réponse
L’action publique peut contribuer à l’allocation des ressources, à la redistribution et à la stabilisation économique. L’allocation répond notamment à des biens collectifs, externalités ou asymétries d’information. La redistribution modifie la répartition des ressources selon des objectifs et règles. La stabilisation vise à limiter certaines fluctuations. Une même mesure peut agir sur plusieurs dimensions : une aide énergétique soutient un pouvoir d’achat mais peut aussi modifier un signal de prix.
Comparer les instruments
Dépense directe, subvention, impôt, avantage fiscal, réglementation et garantie ne produisent pas les mêmes incitations ni les mêmes coûts. Une subvention peut soutenir une activité souhaitée mais bénéficier à des projets qui auraient existé sans elle : effet d’aubaine. Une norme peut limiter une nuisance mais imposer des coûts d’adaptation. Une garantie peut créer une exposition future même sans décaissement immédiat. Décrivez le mécanisme avant de juger l’outil.
Conjoncture, structure et contraintes
Une mesure conjoncturelle répond à une situation de court terme ; une réforme structurelle modifie plus durablement les conditions de fonctionnement. Le financement, les délais de mise en œuvre et la capacité administrative limitent l’effet. Déficit et dette ne sont pas synonymes ; la charge d’intérêt et les engagements futurs comptent. Les règles nationales et européennes encadrent les choix. Ne citez pas un seuil ou une trajectoire récente sans actualiser la source.
Évaluer et discuter
Identifiez bénéficiaires, perdants éventuels, coût, objectif et indicateur. Comparez le résultat à ce qui aurait pu se produire sans la mesure, avec les limites de méthode. Pour une QRC, vous pouvez conclure sous conditions : ciblage, durée, contrôle et bilan. Une réponse argumentée ne se réduit ni à « l’État doit tout financer » ni à « toute intervention est inefficace ». Elle explique pourquoi un instrument peut répondre à un problème donné.
À vous de jouer
Une aide fictive finance l’achat d’un équipement économe. 100 entreprises la reçoivent ; 60 déclarent qu’elles auraient acheté sans aide. Expliquez le risque révélé et proposez deux éléments d’évaluation. Peut-on conclure exactement que 60 % du coût a été inutile ?
Correction · raisonnement détaillé
Le scénario signale un risque d’effet d’aubaine : une partie des achats aurait eu lieu sans aide selon les déclarations. Mais celles-ci ne suffisent pas à calculer exactement l’effet causal ou le coût inutile, notamment si les montants, dates et caractéristiques des achats diffèrent. Évaluez l’investissement additionnel et les économies réellement observées, avec comparaison et vérification des données. Le ciblage et les conditions de l’aide peuvent être réexaminés.
Vérifier votre réponse
Vous expliquez l’incitation, le contrefactuel et les limites de la mesure ; vous ne transformez pas une déclaration en preuve totale.
Vérifier ma compréhension
Sources et cadre de lecture
Fiche de préparation rédigée avec assistance IA. La relecture spécialisée n’est pas encore attestée pour l’ensemble du catalogue. Les documents de votre session restent la référence.
Légifrance, arrêté du 24 avril 2026 modifiant les épreuves ISP, articles 5 et 12LOLF — loi organique du 1er août 2001, texte consolidéDG Trésor — missions et services