← Toutes les fiches
Option DGFiP · Mathématiques · 18 MIN DE LECTURE

Option mathématiques : probabilités, statistiques et suites

Construire un modèle probabiliste et calculer des suites en contrôlant les hypothèses.

Dans cette fiche · 8 parties et un QCM

Probabilités et conditionnement

P(A|B)=P(A∩B)/P(B) si P(B)>0. L’indépendance signifie P(A∩B)=P(A)P(B) ; elle ne signifie pas que les événements ne peuvent pas arriver ensemble. Des événements incompatibles de probabilités non nulles ne sont pas indépendants. Dans un arbre, multipliez le long d’une branche et additionnez les branches disjointes utiles. La formule des probabilités totales combine une partition de cas : elle évite d’oublier une partie de la population.

Dénombrement et loi binomiale

Pour choisir k éléments parmi n sans ordre ni répétition, utilisez une combinaison. L’ordre distingue combinaisons, arrangements et permutations. Une expérience de Bernoulli possède deux issues et une probabilité p de succès. Une loi binomiale compte les succès de n essais indépendants de même probabilité : P(X=k)=C(n,k) × p puissance k × (1−p) puissance (n−k), et E(X)=np. Un tirage sans remise ne conserve généralement pas ces hypothèses : vérifiez avant d’appliquer la formule.

Statistiques et ajustement

Moyenne pondérée, dispersion et représentation graphique décrivent un échantillon ou une population. Un nuage de points peut suggérer un lien ; l’ajustement affine propose une approximation dans un domaine. Une corrélation ne démontre pas une cause. Extrapoler loin des observations peut produire un résultat incohérent. Conservez unités et échelle : modifier l’origine d’un axe peut accentuer visuellement un écart sans changer les données.

Suites arithmétiques et géométriques

Une suite arithmétique ajoute une raison r : u(n)=u(0)+nr. Une suite géométrique multiplie par q : u(n)=u(0) × q puissance n. Pour n termes de u(0) à u(n−1), la somme arithmétique vaut n × (premier+dernier)/2 ; la somme géométrique vaut u(0) × (1−q puissance n)/(1−q) si q≠1. Avec q=1, elle vaut n×u(0). Vérifiez l’indice initial : de u(0) à u(n), il y a n+1 termes.

Justifier le modèle

Une croissance de 5 % répétée relève d’un coefficient 1,05, pas d’une addition constante. Pour une probabilité, indiquez univers, événement et hypothèses. Un résultat final sans ces éléments peut sembler exact tout en répondant à un autre problème. Le travail de démonstration et de justification fait partie de la préparation de l’option, au-delà des QCM de rappel.

À vous de jouer

Deux essais indépendants ont chacun une probabilité de succès de 0,3. Quelle probabilité d’au moins un succès ? Pour u(0)=100 et u(n+1)=1,05u(n), calculez u(2). Enfin, deux événements incompatibles de probabilités positives sont-ils indépendants ?

Correction · raisonnement détaillé

Au moins un succès = 1 − aucun succès = 1 − 0,7 × 0,7 = 0,51. Additionner 0,3+0,3 sans retirer le double comptage serait faux. u(2)=100 × 1,05 × 1,05=110,25. Des événements incompatibles ont une intersection de probabilité nulle ; le produit de leurs probabilités positives n’est pas nul : ils ne sont donc pas indépendants.

Vérifier votre réponse

Vous énoncez indépendance et nombre d’essais, puis contrôlez indices et domaine des formules.

Vérifier ma compréhension

Question 1Deux essais indépendants, succès de probabilité 0,3 chacun : probabilité d’au moins un succès ?
Question 2u(0)=100 et raison géométrique 1,05 : combien vaut u(2) ?
Question 3Deux événements incompatibles de probabilités positives sont-ils indépendants ?
Question 4Combien de termes contient la somme de u(0) à u(5) inclus ?

Sources et cadre de lecture

Fiche de préparation rédigée avec assistance IA. La relecture spécialisée n’est pas encore attestée pour l’ensemble du catalogue. Les documents de votre session restent la référence.

DGFiP — programme réglementaire du concours externe rénové (arrêté du 1er juillet 2024)